25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:41

Comme tous les Vaudois connaissent l'histoire de Major Davel, ils savent que les milices étaient régulièrement passées en revue.


Sullens, naturellement, a aussi "ses" soldats. Leur nombre varie passablement avec les années: de 23 à 49, le plus souvent entre 35 et 40, avec un commandant, son adjudant, parfois un sergent et ... un tambour, qu'on ne saurait oublier car il doit souvent aller s'exercer ou "apprendre de nouvelles marches".


En 1760, par exemple, les comptes communaux nous apprennent :

 

"A Jean Isaac Ramuz pour avoir été à Lausanne apprendre pendant 5 jours à battre le tambour : 7 fl. 6 s.

Payé au Tambour-major pour avoir appris à Jean Isaac Ramuz un nouvel exercice: 8 fl. 6 s.

Pour poudre et munitions à vingt-six soldats qui ont été passés en revue à Cossonay, compris le gouverneur, à six batz chacun: 39 fl.

Pour les deux commandant (double solde) 6 fl.

A Jean-Pierre Badan, commandant, 1 j, 3 fl.

A Jean Baptiste Séchaux, sous commandant, 1 journée avant revue 1  fl. 6 s."

 

Or, en  1768, il y a 43 soldats qui ne touchent que 5 sols !

Mais l'apprentissage du tambour reviendra à 51 fl.

 

L'uniforme et l'armement sont à la charge du soldat ! La commune doit aider les pauvres. Ainsi peut-on lire en 1781:

"Au gouverneur pour avoir été à Morges payer les fusils que la Commune a été obligée d'acheter  pour les personnes qui n'en n'avaient pas, 264 fl."

 

Pour combien de fusils ? 2 ou 3. En effet, cette même année, on lit qu'un fusil, un ceinturon et une gibecière coûtent 135 fl. 4-6.

 

Bien sûr, LLEE veillaient à l'organisation militaire. On trouve dans les archives un :


"Règlement adressé à Monsieur Ie Major par LLEEces & Messieurs du conseil de Guerre touchant plusieurs faits militaires au nombres de 52 arlicles. 1735".

 

On y relève l'art. 2, que bourgeois et habitants, capables de porter les armes, passeront en revue, dès l'âge 'de 16 ans,y compris les vieillards, ces derniers étant exemptés des exercices, y compris aussi "ces jeunes messieurs des villes quoiqu'ils se disent être de distinction" ! L'art. 5 dispense certains personnages s'ils sont âgés, et en plus, les maîtres d'école et les ecclésiastiques, "item les valets de livrée". On recommande, art' 8, "… de ne pas brusquer la milice" ! Les uniformes doivent être en drap "gris de fer"' .

 

On ne s'étonnera pas beaucoup de lire, dans un mandat du 1er mai 1777, que LLEE condamnent la tenue de ces exercices avant la fin du culte ! Elles interdisent aussi les adjonctions aux uniformes, comme les plumets aux chapeaux… !

GC

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRGIumuzfSQoZyjwZ1BMdX88DiBqoL_ulGI_DjVE9bWeJegtU0ooA HOME

 

~-~-~-~-~-~-~-~

 

"Les Herbettes"  

Lè z'Herbè, lè Medez-Herbè (les mange-herbe). Les ménagères de Sullens n'avaient pas beaucoup d'affinité pour la viande et préféraient des plats plus végétaux. Elles apprêtaient de ce fait surtout les herbes, c'est-à-dire des épinards, pissenlits et autres.
 

Rechercher

Sullens  -  Bournens  -  Boussens 

Les sociétés locales peuvent annoncer leurs manifestations et soirées sur le site en cliquant ici 

Si certains liens/informations ont changé

ou ne fonctionnent pas,

merci de nous en informer par e-mail

SOS

 

Tél. 144

Centrale d'urgences sanitaires 

 

Tél. 0848 133 133

Centrale des médecins + dentistes + pédiatres + psychiatres + pharmacies de garde

Météo

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRGIumuzfSQoZyjwZ1BMdX88DiBqoL_ulGI_DjVE9bWeJegtU0ooA HOME