13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 06:39

 

Aujourd'hui, certains voudraient voir réintroduire le loup et même l'ours dans nos contrées. Au XVIIIème siècle en tout cas, on ne partageait pas cette "philosophie" écologique : on pourchassait l'un et l'autre.

 

"Des loups et des ours" est le titre d'un chapitre des comptes communaux. On ne peut assurer qu'il y figurait chaque année, mais il s'y trouve toutes les fois dans les trente-six comptabilités complètes que nous avons entre les années 1746 et 1789.

 

Ces animaux étaient donc redoutés autrefois, et les chasseurs qui avaient eu le coup de fusil heureux passaient de village en village en exhibant les peaux en guise de preuve.

Ils recevaient alors une indemnité ou une récompense pour leur exploit :

 

"Une peau de loup : 1fl. 3 sols"

 

parfois moins, mais davantage s'il s'agissait d'une peau d'ours: 3 florins.

 

On compte ainsi dans "nos" comptabilités : 160 loups et 19 petits, soit une moyenne de près de 5 loups par an ! Les ours étaient sans doute plus rares: 13 en tout. Mais on peut aussi penser que tous les chasseurs ne passaient pas obligatoirement par Sullens.

 

1767 avait été une année fatale aux loups : 14 ! C'était une année de neige, il avait fallu en effet, à Sullens, cinq fois ouvrir les chemins et trois fois aller quérir le pasteur à Cheseaux pour le culte dominical.

 

Où ces loups et ces ours étaient-ils chassés ? Les comptes mentionnent assez souvent la provenance du chasseur. C'est ainsi qu'on trouve les noms des localités suivantes, et parfois à plusieurs reprises : Apples, Bière, Ballaigues, Gimel, L'Isle, Longirod (souvent), La Coudre, Montherod, Mollens, Marchissy, Montricher (5 fois), Mauraz, Le Pré d'Aubonne, Pampigny, Saubraz, St-George, - comme on le voit, ce sont des villages du pied du Jura - mais aussi Polliez-Pittet, Froideville, Cossonay et même Cheseaux.

 

Mais il arrivait que l'on repère des (ou au moins un) loups dans nos parages. Les comptes de 1746 mentionnent :

 

"Livré (= payé) à Claudy Ramuz et Jean-Pierre Sipon

pour être allés une nuit crier pour épouvanter

le loup qu'on avait vu à la Grassiaz : 1 fl. 6 sols"

 

(La Grassiaz est le lieu-dit près de la Step de Boussens)

 

Et en 1776 :

"Une chasse aux loups avec ceux de Mex et de Villars : 3 fl."


G.C.


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"Les Herbettes"  

Lè z'Herbè, lè Medez-Herbè (les mange-herbe). Les ménagères de Sullens n'avaient pas beaucoup d'affinité pour la viande et préféraient des plats plus végétaux. Elles apprêtaient de ce fait surtout les herbes, c'est-à-dire des épinards, pissenlits et autres.
 

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