21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:12

Sources : patrimoinevd.ch

 

Le franco-provençal, langue du Haut Moyen-Age, est parlé dans le canton de Vaud jusqu’en 1806, année de son interdiction.

D’idiome oral et populaire, le patois devient écrit et élitaire. Le Doyen Bridel travaille alors sur la rédaction d’un glossaire et d’une grammaire.

Plusieurs interprétations locales du franco-provençal étaient en vigueur, mais les patoisants d’aujourd’hui perpétuent le patois du Jorat. Les expressions imagées et le vocabulaire précis de la langue permet "d’exprimer des choses proches de nous".

Les associations patoisantes font vivre le patois sous diverses formes. Lors des réunions annuelles, des contes, poèmes et histoires issus de la littérature ou composés pour l’occasion sont racontés en patois. Lè Sansounet se réunit tous les vendredis à Forel pour chanter en patois. Des cours sont organisés et des publications rédigées, dont Le Conteur. D’autres revues publient régulièrement des contes en patois, comme Le Messager boiteux ou Le Coterd.

 

Dans le canton de Vaud

Jorat, Broye, Gros-de-Vaud, Jura vaudois, Chablais, Pays-d’Enhaut, Ormonts

Citation

"Avec le costume a disparu le patois. Autrefois, on pouvait traverser Montreux sans entendre un mot de français ; on peut le traverser maintenant [1877] sans en entendre un de patois. Les vieilles gens le parlent encore de préférence ; les enfants ne le savent plus ; c’est en français qu’on les entend se quereller dans la rue.
Si pittoresque que soit le patois, on en accepte la disparition plus facilement que celle du costume. On sent que c’est une fatalité. D’ailleurs, il ne meurt pas tout-à-fait. Il meurt comme langue populaire, et ressuscite comme langue savante. Le doyen Bridel en a fait un dictionnaire. […] Quand on ne parlera plus du tout le patois, on aura l’embarras du choix des dictionnaires. On s’amusera à l’écrire ; on l’écrit déjà. Il y a toute une littérature en patois qui pousse de terre".

Eugène RAMBERT

Histoire de Montreux et de ses environs

Paris, Barré & Dayez

1989 [1877], p. 135-136

Remarques

L’Association vaudoise des Amis du patois (environ 85 membres) et l’Amicale des patoisants de Savigny-Forel et environs (environ 110 membres) perpétuent une langue qui a été parlée dans le canton bien plus longtemps que le français. Au travers de leurs activités internes et externes (veillée vigneronne au caveau de Pully en 2009 par exemple), les patoisants maintiennent une richesse linguistique et littéraire du canton de Vaud.

 

 

Sources : patrimoinevd.ch


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"Les Herbettes"  

Lè z'Herbè, lè Medez-Herbè (les mange-herbe). Les ménagères de Sullens n'avaient pas beaucoup d'affinité pour la viande et préféraient des plats plus végétaux. Elles apprêtaient de ce fait surtout les herbes, c'est-à-dire des épinards, pissenlits et autres.
 

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