4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 08:42

 

 Terminologie

 

La population du village se composait presque exclusivement de bourgeois. Les non- bourgeois, appelés "habitants" devaient payer un droit d'habitation, la "soufferte". Ce n'est d'ailleurs qu'à partir de 1754 qu'on relève dans les comptes communaux l'inscription de souffertes : 2 seulement, et jusqu'à la fin du siècle, on n'en comptera pas plus de 5 à la fois.

 

Ce sont des bourgeois qui constituent l'Assemblée de commune, devenant ainsi des

"communiers":

"... Honnête Jean-Pierre Sippond a été reçu membre de l'honorable Commune, lequel a prêté le serment ordinaire sur les mains de Mons. le Châtelain, pour lequel il payera à la commune 5.fl."

(Procès-verbal du 7 avril 1752)

"François, fils de Claude Ramuz et François, fils de.feu J.-P. Ramuz ont été admis

à la pluralité des voix par les membres de la Commune, lesquels ont promis de s'acquitter de leur devoir en attendant de prêter serment sur les mains de Mr le

Châtelain."

(Procès-verbal du 29 août 1772) (orthographe actuelle)

 

Le châtelain, ici, ce n'est pas le seigneur, mais son représentant, son régisseur. Il préside "au nom de la Noble el Généreuse dame de Sullens" (ou du "N. et G. Seigneur de ...").

Le châtelain, ou le seigneur en personne, ne président pas chaque assemblée de la

Commune, mais celle de la reddition des comptes presque toujours.

 

Le 7 février 1780, on exclut des assemblées par vote François Badan vu qu'il a commis un vol. Il sera réhabilité l'année suivante. En 87, on prononcera la suspension de Samuel Badan le Jeune qui a injurié le gouverneur.

 

Les assemblées de Commune se tiennent plusieurs fois l'an. La première a souvent lieu déjà le 1er janvier, pour établir les différentes fonctions, ainsi en 1752 :


Le sieur Pierre Ramuz, "pour" Grand Gouverneur, David Séchaud "pour" Petit Gouverneur, lesquels ont prêté serment (1). On confirme la veuve de J.-P.

Ramuz comme fournière (responsable du four banal), Claude Ramuz, comme berger des brebis, Jean Etienne Séchaud, berger des vaches; J.-Charles Dubauloz et J.-P.

Séchaud prêtent serment de messeillers (gardes-champêtres). Et on mise la garde de Jacques Ramuz.

 

 

(1) plus généralement on parle de "gouverneur" et de "recteur". Le premier est le

syndic-boursier, le second chargé d'encaisser les intérêts dus à la Commune et de payer les intérêts dus aux créanciers. Ces charges sont annuelles, et échoient à tour de rôle aux communiers. Il arrive (raison d'âge p.ex.) que le désigné se fasse remplacer.

 

 

 

Le 3 avril, on restreint la garde des veaux à 2 par particulier, on décide les conditions d'admission à la bourgeoisie demandée par Corbaz. A d'autres occasions, on accorde des prêts, on donne le consentement à la désignation du secrétaire proposé par la Dame de Sullens, on autorise I.Crétaz à s'établir comme cordonnier pour 7 fl.6s par an.

 

Le seigneur du XVIIIème siècle n'est plus celui du Moyen Age, même si, comme celui de Sullens, il a une cour de justice. Il a quelques droits de regard sur la Commune, à la reddition des comptes par exemple. Mais les maîtres sont Leurs Excellences (en abrégé LLEE, ou, dans certains documents : LLEEces). Berne transmet ses ordres par l'intermédiaire des baillis, qui les font traduire et les adressent à leurs sujets.  Le Bailliage de Morges, dont fait partie Sullens (2), est très étendu. Le bailli fait d'abord suivre le mandat au Chef du département de Cossonay, qui fait recopier le texte, les instructions baillivales, y ajoute parfois ses propres commentaires. C'est le gouverneur qui reçoit le tout. Très souvent, le ministre (on écrit rarement "le pasteur") doit en faire la lecture en chaire pour que tout un chacun soit dûment informé. Comme on le voit, le seigneur n'est pas un des rouages administratifs. Les communiers désignent parmi eux un conseil. On a ainsi dans la Commune le gouverneur, le recteur, les conseillers, les communiers, les justiciers (membres de la cour de justice), les bourgeois, les habitants. Dans les textes, on lit "hble" pour "honorable Jacques Badan", "moderne gouverneur, (moderne : actuel), "le sieur" (abrégé : sr.), "honnorée (2 n) Madelon Badan, femme d'honn(ête) Samuel Danalet, à Lausanne". Le texte du parchemin de 1744 (dont il est parlé plus loin; énumère :

 

"Personnellement se sont constitués et établis les hon(nrable) Emmanuel Tappy, en qualité de gouverneur, Jean ...(6 noms), conseillers, (12 noms), tous gouverneurs,  conseillers & communiers de l'hon(n)orable commune ...(2 "n", toujours à "honorable).

 

Mais lorsqu'il s'agit de non-bourgeois, on lit souvent "Monsieur", ainsi : "Monsieur Vuilloud demeurant à Sullens ..."(1771).

 

Une autre tâche de l'Assemblée de commune est d'infliger les amendes "à ceux qui ont mis couver des oies", à "Isaac Ramuz qui a volé un fourron", à ceux qui maraudent".

 

Cas particulier en 1781 : la commune a trouvé "à propos" de faire prêter serment aux habitants, c'est pourquoi Isaac Corbaz, David Rochat et Gasse (le boucher, probablement : Gasser) ont prêté serment sur les mains du Lieutenant Barraud. M. Vuilloud, absent, fera de même quelques jours plus tard.

 

 

(2) la commune de Mex, elle, fait partie du bailliage d'Orbe-Echallens. Les baillis restent en place 6 ans, mais le lieutenant baillival et le secrétaire baillival, qui étaient toujours des Vaudois, eux, sont permanents. A Echallens, le bailli bernois alterne avec un fribourgeois tous les 5 ans.

 

G.C.

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"Les Herbettes"  

Lè z'Herbè, lè Medez-Herbè (les mange-herbe). Les ménagères de Sullens n'avaient pas beaucoup d'affinité pour la viande et préféraient des plats plus végétaux. Elles apprêtaient de ce fait surtout les herbes, c'est-à-dire des épinards, pissenlits et autres.
 

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